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Le Parc naturel régional du Luberon constitue un bon niveau territorial pour la prospective, le développement et l’expérimentation en matière agricole.
Avec les partenaires socio professionnels et les collectivités adhérentes, il
s’efforcera de projeter l’évolution future de l’agriculture sur son territoire dans la
perspective de l’aménagement dudit territoire.
Ce travail prospectif, mené avec la profession agricole, doit aider les élus des
collectivités dans leurs choix concernant le développement socio économique
et l’aménagement de ce territoire.
Cette présentation d’une économie agricole complètement imbriquée dans le
développement socio économique et l’aménagement du territoire est d’autant plus
cruciale dans l’optique des réformes à venir de la Politique Agricole Commune.
Ce travail va permettre la mise en cohérence des objectifs d’agriculture durable
(biologique, raisonnée, etc.) et de développement territorial. La maîtrise du foncier, le développement de l’irrigation, le maintien d’une agriculture de coteau (cerisiers, vigne de table, vigne de cuve, oliviers), de plaine (maraîchage, grandes cultures, plantes à parfum aromatiques et médicinales, arboriculture, etc.) et de l’élevage, repose en majeure partie sur la compétitivité des exploitations. A ce titre, l’expérimentation, l’innovation et la recherche constante des « valeurs ajoutées » seront la garantie de la pérennisation de cette agriculture qui caractérise le paysage du territoire du Parc.
Ce programme « développement – expérimentation » sera conduit en partenariat
avec les acteurs spécialisés dans ce type d’activité : chambres d’agriculture, GDA,
stations d’expérimentation, etc.
Il convient d’anticiper ces réformes afin que les exploitations s’y préparent et que le territoire du Parc naturel régional du Luberon soit reconnu au niveau européen
comme territoire fragile et de référence pour le développement :
• d’activités agricoles viables et durables,
• de productions agricoles intégrant de nombreuses « valeurs ajoutées »,
• de l’innovation et d’activités nouvelles en zone rurale,
• d’une gestion concertée et durable de l’espace
Cette reconnaissance pourrait se traduire par
• l’attribution de droits à produire liés au territoire
• des règles d’éco-conditionnalité liées au territoire
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