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Par le nombre d’emplois en jeu,
par le chiffre d’affaire généré sur place,
par la contribution à la vie rurale du territoire,
par l’entretien du territoire, la gestion de l’environnement et la prévention des
risques naturels,
par sa contribution à l’alimentation des communes en eau potable à partir de la
nappe phréatique de la plaine de la Durance,
par la très forte imbrication dans l’image du Luberon par les produits et les
paysages créés,
par les savoir-faire et la connaissance du milieu rural,
l’agriculture est considérée par la présente Charte comme une activité économique d’utilité publique au sein du Parc naturel régional du Luberon pour lequel elle constitue la première occupation de l’espace et des milieux non forestiers.
L’agriculture est l’un des vecteurs de l’économie où il apparaît particulièrement
possible d’appliquer les enjeux du développement durable : répondre aux besoins
présents (aliments de qualité, emploi, cadre de vie) sans remettre en cause les
ressources naturelles pour les générations futures.
Par ailleurs, une importante demande sociale existe en direction de l’agriculture
sur le territoire du Parc pour :
la production d’aliments de qualité dont l’origine et les modes de production
sont identifiés et connus
entrer en contact avec les agriculteurs dans le cadre de la transformation et la
commercialisation de leurs produits
maintenir des activités, une vie sociale dans les communes rurales
accueillir un tourisme de proximité
préserver les ressources naturelles et concourir à la sauvegarde et à
l’amélioration de la biodiversité
maintenir des paysages de grande qualité
Cependant, même si la Superficie Agricole Utilisable n’a connu qu’une faible
diminution depuis 1999, le nombre d’agriculteurs a, lui, fortement baissé et le
renouvellement naturel de la profession n’est plus assuré dans de nombreuses
communes.
L’espace libéré par les exploitants sans successeurs est très fortement convoité par des non agriculteurs dès lors qu’il est porteur d’un bâtiment ou d’un droit à construire.
Par ailleurs, on observe de plus en plus d’installations d’importantes structures
agricoles facilitées par les mesures de défiscalisation.
Ces deux derniers points concourent à une augmentation forte du prix de terres
agricoles qui pourraient intéresser les agriculteurs restants ou souhaitant s’installer mais qui, au regard du revenu agricole, leur sont difficilement
accessibles en propriété voire en location.
D’autre part, même s’ils occupent une grande partie du territoire communal, les
agriculteurs sont de moins en moins présents dans les conseils municipaux .
Par ailleurs, l’image du Luberon, territoire de bonne qualité environnementale et de beaux cadres de vie, ne prend pas assez en compte la contribution de
l’agriculture à cette réalité, et profite principalement à une activité résidentielle et touristique haut de gamme.
En conséquence, l’accueil à la ferme (gîtes ruraux, chambres d’hôtes), est
aujourd’hui détrôné par les demeures et résidences d’hôtes de luxe.
L’objectif de la présente Charte est de positionner le Parc naturel régional du
Luberon comme un cadre et une organisation territoriale dans lesquels s’opèrera un rapprochement entre les agriculteurs, les collectivités et la demande sociale.
Les six objectifs suivants forment le socle du projet partenarial que peut proposer un Parc naturel régional pour contribuer au développement d’une agriculture
paysanne, équitable et durable sur son territoire.
Le projet intègre l’environnement, l’économie, le social dans une double recherche de valeur ajoutée pour le territoire et de plus value pour l’économie agricole.
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